
Que connaissons-nous de la Baie-James ? Que savons-nous de ce pays d’explorateurs, de missionnaires, de commerçants et de colonisateurs ? Qui sont les Cris et les Jamésiens du Nord-du-Québec ?
Pour les Indiens qui pagaient dans la portion occidentale de la péninsule Québec-Labrador depuis plus de 5 000 ans, le pays s’appelle Eeyou Istchee, la « terre des Cris ». Les employés de la Compagnie de la Baie d’Hudson et les coureurs des bois canadiens-français du temps de la traite des fourrures, qui parcouraient ce même territoire, le rattachaient quant à eux à la Terre de Rupert ou au Domaine du Roy, selon leur allégeance.
En 1870, trois ans après la formation de la Confédération, la région fut intégrée aux Territoires du Nord-Ouest, puis transférée au Québec, dans sa totalité, en 1912. Ce fut l’époque des grandes explorations scientifiques et des tentatives de colonisation dans le district d’Ungava qui devait mener, à partir de la seconde moitié du xxe siècle, à la création de plusieurs localités nées de l’exploitation des richesses naturelles. Avec la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, en 1975, puis surtout avec la paix des braves, en 2002, les nations crie et québécoise – y compris les Jamésiens – se sont donné des outils essentiels à l’élaboration d’un avenir commun.
Dans La Baie-James des uns et des autres, les auteurs abordent de nombreux aspects de cette vaste et fascinante région, depuis la formation du Bouclier canadien jusqu’aux réalités socioéconomiques d’aujourd’hui. L’ouvrage est abondamment illustré, nourri de plusieurs documents d’archives et rehaussé notamment des images de Mathieu Dupuis, photographe professionnel.
Géologue spécialisé en exploration minière et titulaire d’un doctorat en géosciences marines, François Huot travaille à la Baie-James et au Nunavik. En 2006, il a entrepris la recherche historique et l’écriture de La Baie-James des uns et des autres.

Jean Désy est écrivain et médecin. Il a publié près de 25 œuvres littéraires, dont plusieurs portent sur l’autochtonie, le nomadisme et la nordicité.